Kultur

Letzter Eintrag : 12. Mai.

Quand Laurent Fels dit Les fissures de l’infini

Quand les fissures deviennent-elles ces étranges crevasses qui, au lieu d’écarter, d’éloigner, d’être brisure, «creusent / des ponts // entre / les silences // érigent / des abîmes // dans les / fissures / de l’infini»1 ? C’est avec ses propres vers que je poserai cette question à Laurent qui, lui, au contraire, affirme, péremptoire, dans le premier poème de ce petit recueil qui fait du moi, du nom, un caillou, des «cailloux / du souvenir» s’entassant par l’écriture «quelque part au bout du monde». Et cela (...)

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Chaos apprivoisé et colère animale

Et nous voilà de nouveau dans cette belle vitrine des beaux-arts, qu’est la Galerie d’art contemporain Marie-Thérèse Prosperi (1), anciennement Maïté, joliment située face au coin extrême sud-est du Parc de Luxembourg, afin de découvrir une fois de plus deux intéressantes expositions en une. Peintres et sculpteurs s’y partagent en général équitablement l’espace, permettant ainsi à l’aimable galeriste d’offrir à ses visiteurs un plaisir dédoublé.
Seul inconvénient ici ou là : reculer, afin d’admirer un (...)

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Voix poétiques croisées

Je triais voici quelques jours de volumineuses piles de livres reçus, afin de faire un choix concernant mes prochaines rubriques de publications. Ayant prévu de consacrer un article aux nouveautés publiées dans notre pays, je me suis dit qu’il serait intéressant de présenter les recueils de poésie qui m’ont été envoyés ces derniers temps, ainsi que l’une ou l’autre revue littéraire qui propose en ses pages, des poètes.
J’ai décidé de vous proposer un mélange croisé de voix poétiques de notre terroir, mais (...)

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Tahar Bekri : Mûrier triste dans le printemps arabe

« La poésie, expression difficilement contrôlable de geysers subconscients, mystérieuses pulsions et sentiments spontanés, se prête mal à l’affirmation d’idéologies, aussi nobles soient-elles », écrivis-je en présentant en 2011, le recueil « Je te nomme Tunisie » de Tahar Bekri, combatif en diable. Le temps des luttes, le temps des printemps ! Tout au long du XXe siècle et jusqu’à cette fatidique année 2011, les Hikmet, Zayyad, Darwich, Ghachem, Al Hamdani, Laâbi, Ouled Ahmed et, justement, Tahar Bekri, pour ne (...)

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L’exubérance d’Esther Barend

Le moins qu’on puisse dire de cette belle exposition, intitulée «Exubérances» par l’artiste, c’est que elle n’a pas volé son nom. Elle répond en effet à l’exubérante artiste peintre, que je rencontrai et découvris ce 14 mai à la Galerie d’art Schortgen (1), comme un parterre mille-fleurs au jardinier qui l’a créée. Arrivée à la galerie pendant j’en faisais un premier tour critique destiné à m’imprégner de l’esprit des oeuvres exposées, elle me prit aussitôt par la main (symboliquement parlant) et m’éclaira bien (...)

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La Terre est son village, un village sans frontière

Dès les premiers instants où j’ai eu le bonheur de voir une peinture d’Hamsi Boubeker (www.hamsi.be/ www. mainsespoir.be), j’ai ressenti que cet artiste, à travers son œuvre, avait des choses importantes à dire, à communiquer, à nous faire ressentir. Finalement des choses simples, à la portée de chacun et de chacune. Il suffit, comme le dit l’artiste, d’ouvrir ses yeux, ainsi que son cœur, pour saisir l’immense tendresse du monde et apprendre à partager, à rencontrer l’autre, à échanger avec l’autre.
Hamsi (...)

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Apparences, quatuor pour trois magnificences et une genèse...

…présenté aujourd’hui par Céline, la talentueuse galeriste de la Celina Gallery (1) est mieux qu’une réussite ; c’est un coup de maître. Et comment qualifier autrement, amis lecteurs, le fait de réunir en un étonnant concertino visuel quatre extraordinaires photographes dont l’extraordinaire imagerie impressionnera indélébilement le film de vos souvenirs ? Vous y découvrirez en effet les créations néoromantiques de trois artistes puisant leur inspiration dans les sommets de la peinture et de la poésie, ainsi (...)

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L’œil khmer, l’œil africain, l’œil au regard double

Peu de temps après son décès, Amedeo Modigliani fut l’objet d’une réhabilitation culpabilisatrice. En quelques années, l’artiste devint l’un des classiques de l’art moderne européen, choyé par les galeries, exposé et acheté par les musées, joyau de belles collections particulières. Si la carrière de Modigliani fut quasi nulle avant sa mort, son œuvre atteignit les musées bien plus vite que celle de ses contemporains, et ce, assez rapidement après sa disparition. Il ne fallut pas dix ans pour que les œuvres de (...)

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Clairefontaine présente deux visages de notre époque

Selon son habitude, rarement démentie, la Galerie Clairefontaine (1) réunit une fois de plus dans ses deux espaces d’exposition voisins deux artistes qui n’ont en commun que l’esprit d’observation, l’esprit critique et la créativité. Ce n’est déjà pas si mal, direz-vous, amis lecteurs; et pourtant vous devrez tôt reconnaître que les différences dominent. Circonscrite, intérieure, voire introspective et enfermant l’humain dans un espace clos pessimiste de coexistence forcée chez le premier, l’expression (...)

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Les cinq sens dans la peinture

Et pourquoi ne pas couronner un de ces jours une promenade printanière dans le parc de Luxembourg par la visite d’une exposition thématique à travers ce grand siècle d’art qu’est le XVIIème ? Comment ? Eh bien, en allant explorer « Les cinq sens dans la peinture », que nous présente l’équipe du musée Villa Vauban (1). Certes, cette intéressante exposition ne me semble pas présenter l’extraordinaire qualité de choix auxquels cette institution nous a accoutumés, et ce en dépit du titre prometteur et d’un sujet qui (...)

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