Pourquoi voter KPL – liste 5 ?

Oui, pour qui voter ce 14 octobre, face à toutes ces listes et à tous ces partis quasi-kif-kif – je parle des plus grands – aux politiques si merveilleusement consensuelles et interchangeables, portées de génération en génération par des gouvernements chou-blanc-blanc-chou ? Bonne question, n’est-ce pas ? Nombreux sont les électeurs, qui se la posent... Enfin, du moins les indécis. C’est qu’il y en a à gogo, des irrésolus. Et je n’invente rien. Combien de personnes, à Luxembourg ville, avenue de la Gare, parmi celles qui ont bien voulu s’arrêter près de notre modeste stand, celui du Parti Communiste du Luxembourgeois, le KPL, ne m’ont-elles pas avoué ignorer à quel saint se vouer ? Auquel des nombreux partis, présents à la Chambre et promettant à tout le monde des jours meilleurs, donneraient-ils leur voix, quand pour eux, depuis longtemps, ce fameux Mieux n’est qu’un leurre ? Quand rien ne vient améliorer leurs conditions d’existence et les perspectives d’avenir de leurs enfants ? Bien au contraire !

À quel avenir meilleur promis par les partis présents à la Chambre des députés ou/et au gouvernement de l’un des pays les plus riches du monde peut-on croire, quand la paie de tel vendeur est inférieure à la pension de grand-père, qui est obligé de l’aider à joindre les deux bouts ? Ou, quand à défaut d’un travail sérieux et convenablement rémunéré, devenu rare, il faut se contenter de boulots temporaires ou d’allocations de chômage ? Et cela, quand le nombre de chômeurs augmente sans cesse depuis des dizaines d’années (1), ce qui réduit d’autant les chances de retrouver un emploi et exerce en outre, selon la loi de l’offre et de la demande capitaliste, une pression à la baisse sur les salaires ? Etc., etc. « Alors », me confie tel autre passant, visiblement gêné, à voix basse, avec un haussement d’épaules, « À quoi bon ? Peu importe pour qui je vote ; peu importe qui gouverne ! Le système néolibéral est ainsi fait. On ne peut de toute manière rien y changer... ».

Triste, n’est-ce pas ? Triste démocratie, qui a transféré le pouvoir des anciens rois et dictateurs vers le capital international, dont nos gouvernants ne sont plus que des valets exécutants ! Notez, amis lecteurs, que ce ne sont pas seulement des pauvres, des laissés-pour-compte, des désespérés, qui mes parlent ainsi, à moi ou à mes camarades du stand, mais également certains mieux lotis, sans soucis financiers particuliers. Prenez, par exemple monsieur X, ce retraité qui, malgré les soucis qu’il se fait pour l’avenir de ses enfants, songe sérieusement à voter pour un parti qui est depuis presque toujours de ces gouvernements prétendant que tout ce qui va bien au pays est dû à leur politique et tout ce qui boîte est dû à la conjoncture internationale. Certes, ce n’est pas en votant pour la liste du KPL, que monsieur X garantira du jour au lendemain une bonne gouvernance au pays. Mais il peut contribuer par sa voix à notre présence à la Chambre, comme à l’époque dite des « trente glorieuses » (1945-1974) d’améliorations sociales permanentes adoptées grâce à un LSAP qui était encore un peu socialiste et à un KPL fort de 5 à 6 députés. Ainsi, le KPL pourra se battre aujourd’hui derechef pour une vraie parité hommes-femmes, l’amélioration du sort des travailleurs, l’égalité dans l’accès à la santé (2) et à l’enseignement et, globalement, pour une politique de bien-être du peuple à long terme, au lieu de l’actuel « après moi, le déluge ! » en faveur de quelques privilégiés.

Cela fait effectivement pas mal de temps, que je me demande, comment des personnes sensées et voulant le meilleur pour leur famille et pour eux-mêmes, peuvent continuer à voter pour des partis ou des candidats qui ne les représentent pas, ou peu, au lieu de faire confiance au seul parti qui défend leurs intérêts. Il m’est bien sûr impossible de vous en présenter ici la preuve, donc le détail du programme du KPL, qui occupe +/- 27 pages bien tassées. Mais notre rédaction (coordonnés dans ces pages ou sur www.zlv.lu) vous le fournira volontiers, en français, ou en allemand. Vous trouverez toutefois ci-dessous quelques-unes de nos revendications les plus importantes. Elles éveilleront sans doute déjà votre intérêt et vous montreront surtout bonne part de ce que les partis actuellement présents au gouvernement et à la Chambre n’ont aucune intention de voir se réaliser. Mais je pense que ce qui suit vous en convaincra encore davantage.

En effet, l’importance de notre rôle, celui du KPL, un rôle constructif par excellence, en tant que parti d’opposition, est capitale. Toute la force de notre petit parti réside justement dans le fait, qu’il connaît vos exigences majeures et est prêt à s’impliquer à fond pour les faire valoir, d’autant plus qu’elles sont absolument légitimes. Et elles le sont tellement, légitimes, ces exigences, que la majorité des députés serait normalement obligée de les voter (et le gouvernement tenu de les mettre en œuvre), au lieu de les passer sous silence et les classer, ou les renvoyer sine die, comme trop souvent, dans une connivence béate. Mais ce genre de magouillage dans un aimable consensus tous-partis sur le dos des citoyens modestes devient impossible, dès qu’un ou deux députés communistes sont présents à la Chambre et pouvent de nouveau y taper du poing sur la table, afin de l’empêcher.

Ce à quoi nous voulons en effet mettre fin, c’est bien à ce genre d’unanimité maquillée par des disputes de salon, qui favorise et porte le modèle néolibéral mondial-capitaliste soft, style luxembourgeois, paix sociale incluse. Ah, le beau modèle tant chanté, où les champions du système se présentant comme généreux altruistes, préfèrent souvent faire disparaître les revendications populaires discrètement sous la table, plutôt que de les refuser ouvertement ! Mais cette méthode fonctionne uniquement pour autant que les députés soient, comme à l’heure actuelle, soit d’un parti gouvernant, soit d’inoffensifs béni-oui-oui, ou des rouspéteurs sans véritable projet. C’est ce qui me permet, candidat moi-même dans la circonscription électorale Centre, de garantir à tous ceux qui donneront leurs voix à la liste 5, qu’une fois le KPL revenu à la Chambre, celle-ci perdra son aspect soporifique pour reprendre celui d’authentique Parlement.

Giulio-Enrico Pisani

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1) Le Luxembourg compte toujours presque deux fois plus de chômeurs qu’au début de la crise financière et économique du système capitaliste il y a dix ans. Par rapport à janvier 2000, époque où le Luxembourg comptait environ 4.500 chômeurs, le nombre de chômeurs a presque quadruplé (source KPL).

2) Parité et égalité toujours plus bloquée et/ou compromise par la progression tous azimuts des privatisations.

Quelques-unes desrevendications du KPL

Quelques-unes des
revendications du KPL
– La création d’emplois nouveaux pour tous ceux qui cherchent du travail, également pour ceux qui n’ont pas de qualification professionnelle.

– L’augmentation du salaire minimum garanti de 20%.
– La dispense de l’impôt pour les salaires inférieurs ou égaux au salaire social minimum.

– L’abolition de toutes les participations des assurés pour les médicaments et les prestations médicales.

– La construction de 20.000 logements publics locatifs endéans les 5 prochaines années et le plafonnement des loyers pour les logements à 10% des revenus des locataires.

– La gratuité complète de l’école globale (cahiers, livres et autre matériel scolaire inclus)

– L’augmentation du budget de l’Education nationale de l’ordre de 30% endéans les 4 ans.

– La gratuité du transport public

– La réduction drastique de toutes les dépenses militaires.

– La taxation accrue des profits du grand capital et du capital financier.

– La nationalisation des grandes entreprises, des banques et des secteurs énergétique et de l’eau.

vendredi 5 octobre 2018