50ème anniversaire

Les communistes luxembourgeois saluent un demi siècle de Révolution cubaine

A l’attention du Comité Central du Parti Communiste Cubain

Chers Camarades,
Nous souhaitons, à l’occasion du 50ème Anniversaire de la Révolution cubaine, réitérer une fois encore notre solidarité, entière et inconditionnelle, avec la Révolution cubaine, avec ses dirigeants et avec le peuple cubain, sans le soutien duquel une telle révolution n’aurait jamais pu avoir lieu.

Depuis sa victoire historique du 1er janvier 1959, qui marquait le triomphe d’une révolution socialiste à 120 km des côtes des Etats-Unis, la Révolution cubaine a, tout au long de ce demi siècle d’existence, représenté une référence et un espoir, non seulement pour les communistes du monde entier, mais également pour l’immense majorité des pays du Tiers Monde. Il est vrai que la Révolution cubaine a eu la chance, dès le départ, de pouvoir compter sur un certain nombre de dirigeants hors pairs, en commençant par son commandant en chef, Fidel Castro. Depuis le début du processus révolutionnaire, il a toujours tout donné pour que cette révolution triomphe, même au péril de sa vie, comme ce fut le cas lors de l’assaut à la caserne Moncada en 1953, durant toute la guerre de guérilla dans la Sierra Maestra et même après la victoire lorsque, lors de l’invasion mercenaire de la Baie des Cochons, orchestrée par les Etats-Unis, en 1961, il n’a pas hésité un instant à abandonner son quartier général pour se rendre en première ligne.
Mais une révolution n’a jamais été et ne sera jamais le fait d’un seul homme, d’un seul dirigeant, aussi brillant soit-il. C’est ainsi que Fidel a eu la chance d’avoir toujours été entouré d’un collectif de personnes capables et dotées de grandes qualités, qu’il est impossible d’énumérer ici, tant la liste est longue, mais desquels on peut citer, en guise d’exemples, Frank Pais, Camilo Cienfuegos, Celia Sanchez, Ernesto Che Guevara et Raul Castro.

L’autre pilier de cette révolution est le peuple cubain, un peuple vaillant et digne, dont la force réside avant tout dans son unité, ainsi que dans sa détermination et sa capacité de résistance. Un peuple qui, stimulé par l’attitude de ses dirigeants, a enduré toutes les souffrances et les privations qui lui ont été et continuent à lui être imposées par la politique impérialiste des 10 présidents états-uniens qui se sont succédés à la Maison Blanche durant cette période, des dirigeants qui n’ont pas hésité à utiliser, tour à tour ou simultanément, l’invasion, le terrorisme et le sabotage, en finançant, pour arriver à leurs fins, des mercenaires, tant à l’extérieur comme à l’intérieur de Cuba, et jusqu’à la guerre bactériologique, le tout accompagné d’un criminel blocus économique et financier, unique dans l’histoire. En ce qui concerne le terrorisme, nous saisissons cette occasion pour réaffirmer notre solidarité avec Gerardo, René, Antonio, Ramon et Fernando, les cinq antiterroristes injustement emprisonnés depuis plus de 10 ans dans des prisons de haute sécurité états-uniennes, dont nous exigeons la libération inconditionnelle et immédiate ainsi que le respect du droit de visite de leurs familles, en particulier, pour Adriana Perez et Olga Salanueva.

Un des objectifs que s’était fixé la révolution cubaine était de devenir une puissance médicale. Elle a réussi à le faire en moins 50 ans, et non seulement en matière de santé, mais également d’éducation. Non contente d’offrir gratuitement ces précieux services à tout son peuple, elle les offre également à d’autres peuples de nombreux pays du Tiers Monde et ce, même durant les périodes économiquement plus difficiles. On ne peut parler de la révolution cubaine sans évoquer l’internationalisme cubain, une véritable pierre angulaire de cette révolution. La générosité du peuple cubain se traduit en politique par son internationalisme qui s’exerce en ce moment plus particulièrement en matière de santé et d’éducation. Comme le faisait remarquer le représentant d’un pays bénéficiaire de cette aide cubaine, en mai dernier à l’occasion d’une conférence qui a eu lieu au Parlement de l’Union Européenne à Bruxelles : »Contrairement à ce qui arrive avec les pays du Nord, Cuba ne donne pas ce qu’elle a en trop, elle partage ce qu’elle a de mieux, et qui parfois est insuffisant pour répondre à ses propres besoins« .

Lorsque c’était nécessaire, les cubains n’ont pas hésité non plus à lutter, les armes à la main, aux côtés de peuples qui le lui ont demandé, comme ce fut le cas en Angola, pour aider ce pays à défendre son indépendance récemment acquise, une intervention qui non seulement sauvera l’indépendance de l’Angola, mais entraînera, notamment, la chute de l’Apartheid en Afrique du Sud. Comme Fidel Castro l’a déclaré à plusieurs reprises, l’Internationalisme est la manière qu’a choisi Cuba pour s’acquitter de sa dette envers l’humanité.

Enfin, nous tenons aussi à cette occasion à saluer le Parti Communiste Cubain, un parti frère avec qui nous avons toujours eu de très bonnes relations et qui, nous l’espérons, se feront toujours plus étroites et plus fructueuses. Tous nos vœux de réussite vous accompagnent dans le nouveau processus de réformes que vous avez entrepris, avec le soutien du peuple cubain, afin de développer encore d’avantage le système socialiste à Cuba.

Parti Communiste Luxembourgeois (KPL)

lundi 5 janvier 2009