ArcelorMittal will bis zu 570 Arbeitsplätze abbauen

Der Stahlkonzern ArcelorMittal hat am Donnerstag mitgeteilt, er wolle bis zu 570 der 3.900 Beschäftigten in Luxemburg abbauen. Davon zwei Drittel in der Produktion und ein Drittel in der Verwaltung. Das wurde in einer Zusammenkunft der Direktion von ArcelorMittal Luxemburg mit dem Verwaltungsrat vereinbart.

Als Grund für diese Demontage, der zuvor unzählige vorangingen, macht ArcelorMittal die Covid-19-Krise verantwortlich, welche die zwei größten Stahlabnehmer, die Automobilindustrie und den Bau, besonders hart getroffen hat. Verwiesen wird auch darauf, dass die Stahlindustrie bereits vor der Gesundheitskrise schwierigen Marktbedingungen ausgesetzt gewesen sei.

Nicht erwähnt wird in der Stellungnahme hingegen, dass der Stahlkonzern bereits lange vor der Covid-Krise angekündigt hatte, einen Restrukturierungsplan namens »Score« umzusetzen, dem zwischen 280 und 300 Arbeitsplätze zum Opfer fallen sollten und der es erlauben sollte, während der nächsten Jahre 50 Millionen Euro jährlich einzusparen.

Nach dem Ende des Abkommens PostLux 2016/2019 hatte der Konzern sich bisher immer wieder geweigert, ein neues Abkommen über Investitionen, Arbeitsplätze und Begleitmaßnahmen abzuschließen.

ArcelorMittal hatte den Restrukturierungsplan »Score« mit härteren Konkurrenzbedingungen, Überkapazitäten auf dem Weltmarkt, niedrigere Preise für Stahlprodukte und den von den USA eingeführten Strafzöllen auf Stahl- und Aluminiumimporte begründet. Er sollte, zusammen mit Investitionen in die Automatisierung, die Digitalisierung und die Entwicklung neuer Konzepte beim Stahlverkauf, auch dazu beitragen, die Produktivität und die Profite zu steigern und die Verschuldung weiter zu senken.

Im Mai dieses Jahres hatte ArcelorMittal eine Kapitalerhöhung von zwei Milliarden Dollar vorgenommen – die dritte innerhalb von sieben Jahren –, um seine Nettofinanzverschuldung früher als bisher geplant zu senken. Nach der Ankündigung der Kapitalerhöhung hatten die Aktien von ArcelorMittal stark an Wert verloren. Die Ratingagenturen Moody’s und Fich hatten die Kreditwürdigkeit des Stahlkonzerns auf »Ramschniveau« herabgesetzt. Mit »Ramsch« werden Aktien bezeichnet, die als hochriskant gelten.

Nach der gestrigen Ankündigung von ArcelorMittal, bis zu 570 Arbeitsplätze abbauen zu wollen, forderten die Gewerkschaften die Einberufung einer Stahltripartite (LCGB) und ein Abkommen vom Typ »Tripartite« (OGBL). »Diese Restrukturierung darf auf keinen Fall zu Lasten der Beschäftigten gehen«, heißt es in der Stellungnahme des OGBL, die wir nachstehend im Wortlaut veröffentlichen

A.R.

Plan de restructuration chez ArcelorMittal : L’OGBL veillera à ce qu’aucun salarié ne perde son emploi

L’OGBL tient à revenir sur les récentes annonces d’ArcelorMittal portant sur un plan de restructuration au Luxembourg qui aurait pour conséquence une réduction des effectifs de 15%. Ce chiffre correspond à presque 600 salariés travaillant sur les différents sites du groupe au Luxembourg. Les inquiétudes de l’OGBL ont ainsi malheureusement été confirmées. Cela n’en atténue pas pour autant le choc.

Selon ArcelorMittal cette décision serait due aux conséquences de la crise liée au COVID-19 et à la mauvaise santé du secteur de la sidérurgie en général. Cette restructuration vient remplacer le projet «SCORE» annoncé l’année passée qui aurait déjà eu des conséquences similaires, mais à moindre échelle.
Dans ce contexte, l’OGBL, fort de sa majorité au sein de la délégation d’ArcelorMittal ainsi qu’au niveau sectoriel, veillera à ce qu’aucun salarié ne perde son emploi. Cette restructuration ne peut en aucun cas se faire aux dépens des salariés.
Dans l’immédiat, l’OGBL exige que tous les instruments à disposition (préretraites, chômage partiel, formations, reclassement, etc.) soient considérés avant que des licenciements ne soient envisagés. L’OGBL réitère sa revendication visant à mettre en place un nouvel accord de type «tripartite» afin de faire face à toutes les éventualités liées à ce plan de restructuration. Il faut impérativement maintenir les outils du dialogue social luxembourgeois qui ont fait leur preuve par le passé, quitte à les adapter aux besoins actuels.

Pour l’OGBL, cet accord doit obligatoirement inclure les mesures d’accompagnement social bien connues (CDR, divers modèles de préretraite), la formation professionnelle continue qui doit également prendre une place primordiale dans l’accord et le détail chiffré quant aux investissements visant à améliorer les outils.
Pour l’OGBL, l’objectif n’est pas seulement d’éviter à tout prix un plan social, mais également de garantir l’avenir de l’entreprise au Luxembourg. L’OGBL exige dès lors des investissements afin de garantir les emplois et sécuriser l’avenir des sites luxembourgeois. La sécurité et la santé des salariés devront évidemment faire parties des éléments essentiels de cette démarche afin de veiller non seulement au respect des conditions de travail, mais également à leurs améliorations.

(Foto: Archive ZLV)

Ali Ruckert : Donnerstag 10. September 2020